ST4 THE PROJECT
Actif depuis 2013, le duo d'artistes tunisiens ST4 est né de la rencontre de Mohamed Sadk Ka el (né en 1994) et Yassin Bouzid (né en 1996) dans leur ville natale côtière de Sfax. Issus de la culture graffiti et des mouvances ultras, les deux artistes ont d'abord exploré le potentiel de l'art public et de l'installation in situ. Leur travail puise sa matière dans les interactions quotidiennes et l'observation du terrain tunisien, ainsi que dans la culture singulière du sud du pays. Leur démarche, qui vise à penser et interroger leur contexte, s'articule principalement autour de leur héritage socioculturel. Celui-ci se traduit par des formes abstraites appelées à se fondre dans l'environnement et à dialoguer avec ses habitants.
Partagés entre Tunis et Paris, les artistes ont développé une pratique d'atelier qui se conjugue à leur travail contextuel, générant une dynamique de l'intérieur vers l'extérieur (inside-out). Par un travail de documentation et d'échantillonnage, ils explorent les dualités, la culture DIY (Do It Yourself) et les expressions d'une architecture populaire. À travers la sculpture, la peinture et l'installation, Sadk et Yassin inventent un vocabulaire plastique propre, propulsant ces éléments dans une troisième dimension où se déploie l'ambiguïté.
Récemment installés à Paris, les deux artistes explorent aujourd'hui de nouvelles perspectives et techniques, venant contraster avec la première décennie de leur recherche. Ils ont notamment enrichi leur pratique au sein d'institutions telles que les Beaux-Arts de Paris et à l'occasion de résidences, comme celle de la Villa Belleville.
“Notre vision imagine l’artiste comme acteur social et pionnier de potentiel spatial et contextuel dont le travail doit découler de son environnement et le refléter. À travers la re-interprétation de l’espace public ainsi qu’une source constante de moyens, notre perception visuelle et spatiale renaît.
On a pour but la réinvention et le remodelage des paysages existants, ainsi détournant le banal et introduisant l’imaginaire afin d’ancrer un héritage culturel local.”








